jeudi 29 janvier 2009

Lost

I lost my self today. I was talking with someone, I don't remember exactly where it happened, but i'll figure it out, when I just stopped beeing me; I was hearing myself, or the personne I believed was me until that moment, and it was my voice, but it did not soune like me, it sounded light, innocent, like a girl talking, but not like me.

***

I can't remember when it happened. When did I become so aware. Going back in my memories, I remember me as a kid, as a young adult, but still a kid in my view of the world, and then there is a seisure, and then I'm all grownup, and nothing is meaningless anymore. When did that seisure occure...

Picture of The Satorialist & Portrait of La Callas

mercredi 28 janvier 2009

La marche


Il était une ardoise; il aurait pu être de toutes les couleurs, mais le noir l'avait choisi et, malgrè son titre très mal porté de roche, il se fendait au moindre mot, comme un moineau qui se sait petit, que se sait quelconque, et qui s'envole au moindre souffle. Ça sentait le soufre partout autour de lui, à un tel point qu'en se réveillant ce matin, il s'était cru en enfer et, l'espace d'une seconde, s'était presque senti heureux, non pas à cause du lieu qu'il s'imaginait, mais du lieu ou il ne s'imaginait plus.
Et puis il avait regardé dehors, sans rien remarquer.

Et puis il était sorti, et c'est là que c'était arrivé.
En réalité, il ne voyait rien, enfin, il voyait la neige, les flocons qui lui martelaient le visage, lui agitaient les cils, lui faisait cligner des yeux comme pour mieux voir, mais il ne voyait rien, il se sentait tout léger, tout libre dans cette neige qui l'entrainait ; il oublia ou il allait et se laissa porter par ces bourasque, changeant brusquement de direction sans poser de questions, parfois sautant vers le ciel comme si le vent allait l'entrainer avec lui plus haut, plus loin, vers un endroit qu'il ne connaitrait pas, avec des gens qu'il ne comprendrait pas, dans une vie qu'il découvrirait.

Et puis il ne voyait plus que ça.


Du neuf, du pur.

Il ouvrit les yeux pour réaliser qu'il s'était perdu. "Si se perdre, c'est ne plus savoir ou l'on est, alors j'était déjà perdu avant de fermer les yeux", pensa-t-il en même temps qu'il se demandait ce qu'il ferait ensuite. Voulait-il vraiment rentrer chez lui? Sic* Voulait-il vraiment retourner au logement qui lui appartenait?

Il continua sa route, songeur.


Ardoise, Neige, Blanc, Photo de paysage par l'Hauteur

mardi 27 janvier 2009

Eh!

Chéri, j'trouve qu'il y a un peu trop de familiarité dans tes derniers écrits. Retient toi un peu, c'est du sérieux la, tu voudrais (oh et jai même omis un "ne", zut) quand même pas que ca tourne (et hop là un autre!) au ridicule. Déjà que ce que tu dis, c'est pas jolijoli, tu peux au moins avoir la politesse d'épargner tes folies aux lecteurs! Mon grand-père disais que si t'es pas joli, soit poli. C'est millénaire cette phrase!

Allez, vient t'assoir ici, je te fais de la place sous mon chapeau. Tu l'aimes? Ah, t'es vraiment un chou!

Un chou de burlesque, un chou drabe, vient sur mes genoux mon chou mon bijoux mon joujou.

À quoi je joue? Je joue à joue contre joue, je joue à joue contre vous mais vous, le voulez-vous?

Galliano

Ouà ouè

Je sais que j'ai des brillants plein la tête, et que mes yeux sont un peu noirs, je préfère ça à l'inverse.

Galliano

Miroir miroir dit moi ce que je veux savoir

Pourquoi ne me vois-je pas. Pourquoi ais-je l'air si vieux. Elle est pourquoi, l'absence d'interrogations. C'est vrai. Ce ne sont pas des questions. Je vois à travers les gens comme si mes yeux pouvaient faire éclater leurs masques, je vois à travers mes mains blanches comme si je savais ce que j'allais écrire. Ça n'est pas un mystère, toi même tu pourrais l'écrire. Surpris? Pourtant tu sais bien que je vois à travers toi aussi.
Oui, il y a bien un peu de lumière sur mon visage, il y a surtout beaucoup de noirceure dans mon corps; il s'efface, il s'effrite, il tombe en morceau et seule ma tête reste au dessus, impassible, absente de ce corps qui s'écroule, communication breakdown sauf par moment, quand quelque chose passe derrière les yeux, mais c'est bref, tu ne l'aurais pas vu, parce que je tiens le cadre comme de rien, ça ne pèse vraiment rien, une plume...je te le jure...oui bon peut-être une peu plus...c'est vrai que mes bras son fatigués...vraiment?...tu m'aiderais vraiment à le tenir?...
Je me suis presque eu. Ca devient pathétique la. C'est pas parce que t'as personne à qui râler que tu vas te créer des problèmes. Tu sais très bien que t'aurais beau te flanquer un double, ca ne règlerais rien, il n'y a personne qui pourrais vivre avec toi, pas même toi. Pas maintenant, pas comme ça. Alors arrête tes enfantillage, prend le cadre et tait toi. Ce serait si difficile de nous faire un petit sourire? Bah oui, on a des problèmes, nous aussi, mais on s'arrange avec, alors demain, essaye un peu plus fort s'il-te-plait.

Andy Warhol

dimanche 25 janvier 2009

Terre Air Eau Feu / Earth Air Water Fire

Elle était née dans une laitue, et c’est pourquoi, jusqu’à ce jour, elle avait conservée une sorte de fraicheur distinctive inégalée, aux dires de tout ceux qui l’avait ressentie, ou plutôt, c’est ce qu’on avait déduit du fait que personne ne se soit jamais prononcé comme opposé à cette sorte de titre; son odeur était subtilement distinctive, comme une sorte d’oxygène qui détonnait assez du mélange azotée perpétuellement inhalé; sa peau état différent, si blanche qu’au soleil elle devenait translucide et prenait une sorte de teinte verte très discrète, comme si, dans un de ses lointains gènes, se trouvait celui de la chlorophylle qui ne s’était pas résigné à disparaitre et, sous le soleil, se permettait de discrètes apparations, insuffisantes pour les identifier, trop évidente pour ne pas les remarquer; sa chevelure riche venait d’une terre fertile qui n’avait jamais connu la sécheresse, une terre riche et grasse qui la gardait en santé; et son beau visage, il sortait de sous ses vêtements comme une tige qui touche au soleil pour la première fois.

Elle était née dans le ciel, et c’est lorsqu’elle tombaient qu’un aigle l’avait rattrapée, lui laissant à jamais sa marque sous la forme d’une plume qu’elle portait toujours à la tête, comme une couronne témoignant de son passé exceptionel qui lui permettait, lorsqu’elle soubliaient à ses rêveries de flotter un peu au dessus du sol, peut-être grâce à cette plume, peut-être parcequ’elle avait le coeur d’un ange, peut-être à cause de sa cervelle d’oiseau.

C’est parcequ’elle venait de l’eau que son corps n’avait pas vraiment de présence, mais semblait plutôt s’étendre partout ou elle daignait le déposer, sans vraiment d’élégance, mais toujours avec une sorte de fluidité caractéristique et sophistiquée qu’elle seule pouvait avoir, un peu avachie, un peu lasse, comme étourdie par quelques verres, mais toujours très classe.

En elle brulait un feu d’une intensitée inimaginable; elle semblait délicate comme une fleur, mais celui qui savait voir regardait ses yeux, et celui qui savait voir raisonner disparaissait dans la direction opposé parce qu’il comprenait qu’un tel regard pouvait perdre le plus froid des hommes, et il réalisait que si c’était lui qu’elle choisissait, il était perdu.

***

She was born in a lettuce, which is why, to this day, she had kept this kind of unequaled distinctive freshness, according to all those who had felt her, or more precisely, this is what we had deduced from the fact that no one had never voiced against this title; her smell was subtly distinctive, like oxygenized and differentiated itself from the azote that we perpetuously breath; her skin was different, so white that under the sun, it became translucide and took some sort of green tone, as if, from one of her farthest genes was the one of chlorophyll that had not resigned itself to disappear and, with the sun, allowed itself discreet appearances, insufficient to identify them, but to evident not to remark them; her rich hair came from a fertile ground that had never known dryness, a rich ground that kept her healthy; and her beautiful face, it came out from under her clothes like a branch that touches the sun for the very first time.

She was born in the sky and it is when she fell that an eagle had caught her, leaving forever its mark as a feather that she always wore on her head, as a crown testifying for her exceptional past and allowed her, when she forgot herself in reveries, to float a little above ground, maybe thanks to the feather, maybe because she had the heart of an angel, maybe because she had the brains of a bird.

It is because she came from the water that her body did not really have any presence, but rather seemed to spill itself everywhere she deigned put herself, without really elegance, but always with a sort of characteristic sophisticated fluidity which only her could have, a little limp, a little weary, like dizzied by the glasses, but always very classy.

She burned of a fire with unimaginable intensity; she seemed delicate as a flower, but he who knew how to see looked at her eyes, and he who could reason disappeared in the opposite direction because he understood that such a smile could lose the coldest of men, and he realized that if she chose him, he was lost.

Picture by Demarchelier for Dior in Shanghai, 08